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Greffe de cornée (kératoplastie) : chirurgie et don en Inde 2026
Corneal Transplant (Keratoplasty): Types, Surgery & Eye Donation India 2026 | Agaaz Ophthalmics
Beyond Vision · Chirurgie de la cornée · 22 juin 2026

L'Inde a besoin de 100 000
greffes de cornée par an.
Elle en reçoit un quart seulement.

La cécité cornéenne est l'une des formes de perte de vision les plus réversibles en médecine — si une cornée de donneur est disponible. Ce n'est généralement pas le cas. Voici toute la science de la kératoplastie, et le système de don qui décide qui retrouve la vue.

100K
Greffes nécessaires
en Inde par an
4×
Déficit actuel
par rapport à la demande
2
Receveurs possibles
avec une seule cornée de donneur
6hrs
Délai pour contacter
la banque d'yeux après le décès
📋
Réponse rapide — Recherche IA & extrait optimisé

La greffe de cornée (kératoplastie) remplace une cornée malade ou cicatricielle par du tissu sain de donneur. L'Inde a besoin selon les estimations de 100 000 greffes par an mais l'offre est environ quatre fois inférieure à cette demande. Trois techniques principales : la kératoplastie transfixiante (KT) — remplacement sur toute l'épaisseur, utilisée pour les cicatrices sévères ou le kératocône avancé ; la DALK (kératoplastie lamellaire antérieure profonde) — ne remplace que les couches antérieures, préservant l'endothélium du patient, risque de rejet moindre ; la DSEK/DMEK — ne remplace que la couche endothéliale postérieure pour des affections comme la dystrophie de Fuchs, récupération la plus rapide. Première cause en Inde du Nord : la kératite infectieuse cicatrisée (ulcères cornéens) — une cause évitable. Don d'yeux : la famille doit contacter la banque d'yeux la plus proche dans les 6 heures suivant le décès ; le prélèvement dure 15 à 20 minutes, ne défigure pas le visage, et un donneur peut rendre la vue à deux receveurs par division lamellaire. La plupart des affections oculaires n'excluent pas le don — les banques d'yeux évaluent au cas par cas.

Couche 1 — Pourquoi greffer

Quand la transparence de la cornée
ne peut plus être rétablie autrement

La cornée est la fenêtre transparente avant de l'œil — responsable d'environ les deux tiers de la puissance réfractive totale de l'œil. Lorsqu'elle devient cicatricielle, œdémateuse, amincie ou irrégulière au-delà de ce que des lunettes, des lentilles de contact ou des procédures moindres peuvent corriger, la greffe devient la seule voie pour retrouver la vision. Les principales indications, par ordre approximatif de fréquence en Inde :

  • Kératite infectieuse cicatrisée (cicatrice cornéenne) — la première indication de kératoplastie en Inde du Nord. Un ulcère cornéen guéri laisse à sa place un tissu cicatriciel permanent ; si cette cicatrice se situe sur l'axe visuel, la vision reste altérée longtemps après la résolution de l'infection elle-même. C'est une cause évitable — le traitement rapide des ulcères cornéens et des infections de la surface oculaire réduit la charge de greffes à terme. Consultez notre guide sur l'ulcère de cornée pour la prévention.
  • Kératocône avancé — lorsque l'amincissement cornéen progressif et le bombement conique du kératocône atteignent un stade où les lentilles de contact ne procurent plus de vision fonctionnelle, ou que des cicatrices/un hydrops apparaissent, la kératoplastie (souvent la DALK) rétablit une surface cornéenne régulière. Consultez notre guide sur le kératocône pour la progression complète de la maladie et le moment où le cross-linking ne suffit plus.
  • Dystrophie endothéliale de Fuchs — une défaillance héréditaire et progressive de l'endothélium cornéen (la couche cellulaire la plus interne qui pompe le liquide hors de la cornée pour la maintenir claire). À mesure que les cellules endothéliales meurent, la cornée gonfle et s'opacifie — traitée par DSEK/DMEK, qui ne remplacent que cette couche.
  • Kératopathie bulleuse — gonflement cornéen et formation de bulles, le plus souvent après une atteinte des cellules endothéliales due à une chirurgie de la cataracte compliquée ou à un glaucome ancien ; la densité des cellules endothéliales cornéennes n'a aucune capacité de régénération une fois critiquement appauvrie.
  • Traumatisme cornéen et brûlure chimique — traumatisme physique, brûlures chimiques (acide ou alcali) et lésion thermique peuvent causer des cicatrices irréversibles ou une perforation nécessitant une greffe tectonique (structurelle) ou optique (de restauration de la vision).
  • Dystrophies et dégénérescences cornéennes — un groupe d'affections héréditaires causant une opacification cornéenne progressive par dépôt anormal de matériel dans les couches de la cornée.

COUCHES DE LA CORNÉE — CE QUE REMPLACE CHAQUE TECHNIQUE

LES CINQ COUCHES DE LA CORNÉE (D'AVANT EN ARRIÈRE) Épithélium Bowman Stroma (~90 %) Descemet Endothélium DALK remplace DSEK/DMEK KT = toutes les couches Le choix de la technique dépend de la ou des couches atteintes

« La kératite infectieuse cicatrisée, cause évitable, demeure la première indication de kératoplastie en Inde du Nord. En promouvant la sensibilisation aux bonnes pratiques d'hygiène pour prévenir les infections et traumatismes oculaires, la demande annuelle de tissu de donneur peut être sensiblement réduite. »

— Deswal J, et al. Indian J Clin Exp Ophthalmol. 2026;12(2):277–282.

Couche 2 — Sélecteur de technique

KT, DALK ou DSEK/DMEK ?
Quelles couches doivent être remplacées

// SÉLECTEUR DE TECHNIQUE DE KÉRATOPLASTIE //
Sélectionnez une technique pour comparer indications, avantages et récupération
Indications
  • Cicatrices cornéennes sur toute l'épaisseur
  • Kératocône avancé avec cicatrices/hydrops
  • Ulcères cornéens perforés
  • Cas ne se prêtant pas à la chirurgie lamellaire
Compromis
  • Risque de rejet le plus élevé (toutes les couches du donneur exposées)
  • Récupération visuelle la plus lente (mois à 1 an)
  • Sutures conservées 12 à 18 mois
  • Risque plus élevé de complications liées à la plaie
Indications
  • Kératocône avec endothélium sain
  • Cicatrices du stroma antérieur
  • Dystrophies cornéennes épargnant l'endothélium
Compromis
  • Endothélium du patient préservé → rejet moindre
  • Techniquement exigeante — risque de perforation pendant la dissection
  • Récupération plus rapide que la KT, plus lente que la DSEK/DMEK
  • Aucun rejet endothélial possible (c'est l'endothélium du patient)
Indications
  • Dystrophie endothéliale de Fuchs
  • Kératopathie bulleuse (après chirurgie de la cataracte)
  • Toute défaillance endothéliale isolée
Compromis
  • Récupération visuelle la plus rapide (semaines, pas mois)
  • Plus petite incision, moins de sutures
  • Taux de rejet le plus bas de toutes les techniques
  • La DMEK est plus difficile à apprendre que la DSEK mais donne de meilleurs résultats optiques

Couche 3 — La pénurie en Inde

Le déficit d'approvisionnement :
100 000 nécessaires. Un quart fourni.

Le poids de la cécité cornéenne en Inde est important, et l'écart entre besoins et offre est documenté depuis plus de deux décennies. La planification de santé publique depuis le début des années 2000 situe les besoins annuels de greffes de l'Inde à environ 100 000 interventions — ce qui, compte tenu d'un taux d'utilisation des tissus d'environ 50 % (toutes les cornées données ne sont pas adaptées ou utilisables), se traduit par un besoin d'environ 200 000 cornées de donneur prélevées par an.

Le prélèvement réel n'en a jamais approché. La meilleure année de l'Inde a été 71 700 yeux de donneur en 2017–2018 — et même ce chiffre surestime l'offre utilisable, car l'utilisation des tissus issus des dons volontaires n'est que de 22 à 28 %, en raison de problèmes de qualité des tissus, de retards de prélèvement et du dépistage d'aptitude des donneurs. Les programmes de prélèvement cornéen en milieu hospitalier (où des équipes de prélèvement sont intégrées aux hôpitaux pour identifier les donneurs potentiels au moment du décès) atteignent un meilleur taux d'utilisation, d'environ 50 %, ce qui explique pourquoi le Programme national a de plus en plus privilégié ce modèle par rapport aux campagnes de dons volontaires passives.

Il en résulte un taux de greffes actuel qui est environ quatre fois inférieur aux besoins estimés de 100 000/an. Donnée contraire encourageante : des enquêtes auprès de chirurgiens de la cornée et de responsables de banques d'yeux ont montré que dans les réseaux de banques d'yeux bien gérés des grandes villes indiennes, plus de 60 % déclarent des délais d'attente inférieurs à une semaine pour la disponibilité du tissu une fois le patient inscrit — ce qui suggère que le goulot d'étranglement tient moins à une pénurie aiguë dans les centres inscrits qu'à la capacité nationale globale, à l'inégalité de la répartition régionale et au bien plus grand nombre de personnes atteintes de cécité cornéenne qui n'atteignent jamais un centre de greffe enregistré.

100K
Greffes nécessaires
par an en Inde
71.7K
Meilleur nombre d'yeux de donneur
prélevés (2017-18)
22-28%
Taux d'utilisation des tissus
issus des dons volontaires
50%
Utilisation dans les programmes
de prélèvement hospitalier

OFFRE vs DEMANDE — ÉCART DE GREFFES DE CORNÉE EN INDE

Greffes annuelles nécessaires
100,000
Cornées de donneur nécessaires (50 % d'util.)
200,000
Meilleur prélèvement annuel
71,700
Greffes annuelles actuelles (est.)
~25,000

Les chiffres sont des estimations de planification de santé publique compilées à partir de multiples études indiennes sur les banques d'yeux ; la collecte exacte de données nationales demeure une lacune reconnue dans la littérature.

⚠️
Le problème du manque de données

Un facteur de complication important : l'Inde ne dispose pas d'un registre national précis et unifié des personnes atteintes de cécité cornéenne ou des greffes réalisées. Les chercheurs ont explicitement signalé un « manque de données » — le nombre exact de personnes atteintes de cécité cornéenne dans la population indienne, et combien bénéficieraient réellement d'une greffe, reste réellement incertain. Cela fait du chiffre de 100 000/an une estimation de planification plutôt qu'un objectif mesuré avec précision, mais toutes les études indépendantes s'accordent sur la même conclusion : l'offre est nettement inférieure aux besoins, et les régions rurales et mal desservies ressentent cet écart le plus fortement en raison de la répartition inéquitable des chirurgiens de la cornée formés et des soins postopératoires spécialisés.


Couche 4 — La chirurgie

Ce qui se passe
pendant la chirurgie de kératoplastie

La chirurgie de greffe de cornée est réalisée sous anesthésie locale ou générale, généralement en ambulatoire ou avec une seule nuit d'hospitalisation, selon la technique et l'état de santé général du patient.

  • Kératoplastie transfixiante (KT) : un trépan circulaire découpe la cornée centrale malade sur toute son épaisseur dans l'œil du patient. Un bouton cornéen de donneur circulaire correspondant — découpé légèrement plus grand pour tenir compte de la rétraction du tissu — est suturé en place à l'aide de fines sutures, souvent en nylon, selon un schéma radiaire ou continu. La chirurgie dure généralement 60 à 90 minutes.
  • DALK : le chirurgien dissèque le stroma antérieur malade du patient jusqu'au niveau juste au-dessus de la membrane de Descemet, en laissant intact l'endothélium sain du patient, puis suture un disque lamellaire antérieur de donneur dans le lit ainsi créé. La technique de la « grosse bulle » — injection d'air pour séparer le stroma de la membrane de Descemet — a rendu cette dissection plus reproductible.
  • DSEK/DMEK : la membrane de Descemet et l'endothélium malades du patient sont retirés par une petite incision. Un mince disque de donneur de stroma+Descemet+endothélium (DSEK) ou de Descemet+endothélium seuls (DMEK) est plié, inséré par la petite incision, déplié à l'intérieur de l'œil et maintenu en position contre la cornée postérieure à l'aide d'une bulle d'air ou de gaz pendant son adhérence — généralement sur 10 à 15 minutes de positionnement.

Les instruments et matériaux chirurgicaux pertinents pour toutes les techniques comprennent des lames tranchantes et précises pour les incisions initiales (telles que OP-BLADE lames chirurgicales), des dispositifs viscoélastiques ophtalmiques pour maintenir la stabilité de la chambre antérieure et protéger les structures intraoculaires pendant les manipulations (tels que PURE-HYAL), et une prophylaxie antibiotique périopératoire pour prévenir l'infection postchirurgicale (telle que MOXGUARD).


Couche 5 — Rejet du greffon

Rejet du greffon :
les signes d'alerte que tout patient doit connaître

La cornée est l'un des tissus les plus immunologiquement privilégiés de l'organisme — elle est dépourvue de vaisseaux sanguins et possède un drainage lymphatique réduit, ce qui explique que les greffes de cornée aient des taux de survie à long terme plus élevés que la plupart des autres organes greffés, sans nécessiter d'immunosuppression systémique. Les taux de survie dans les grands centres tertiaires indiens ont été rapportés à environ 79,6 %, déclinant progressivement au fil des années suivantes pour les premières greffes — des chiffres qui varient selon l'indication, la technique et l'observance du suivi. Malgré ce privilège relatif, le rejet reste la première cause d'échec du greffon, et reconnaître les signes précoces est essentiel car un rejet pris à temps peut souvent être inversé par un traitement rapide.

Le moyen mnémotechnique enseigné aux patients : RSVP — l'un quelconque de ces symptômes après une greffe de cornée justifie un examen ophtalmologique urgent :

  • R — Rougeur — rougeur oculaire nouvelle ou aggravée, en particulier autour de la jonction greffon-hôte
  • S — Sensibilité à la lumière — photophobie nouvelle
  • V — Variation de la vision — toute baisse de la vision par rapport à la valeur postopératoire de référence du patient
  • P — Douleur — gêne oculaire nouvelle ou croissante

Les épisodes de rejet sont gradués selon la couche cornéenne ciblée par la réponse immunitaire — rejet épithélial, stromal ou endothélial (le plus menaçant pour la vue, car les cellules endothéliales détruites ne se régénèrent pas). Le traitement repose généralement sur des corticoïdes topiques intensifs, parfois avec une immunosuppression systémique adjuvante pour les épisodes sévères ou récidivants. Les facteurs de risque de rejet comprennent un rejet de greffon antérieur, la néovascularisation cornéenne (croissance de vaisseaux sanguins dans le lit du greffon), des greffons grands ou excentrés et un jeune âge du receveur.

TechniqueRisque de rejet à 5 ans (approx.)Pourquoi
KT (épaisseur totale)Le plus élevéToutes les couches du donneur — épithélium, stroma et endothélium — sont des tissus étrangers exposés simultanément au système immunitaire de l'hôte.
DALK (antérieure)Plus faibleL'endothélium est celui du patient ; la couche la plus sujette au rejet n'est jamais greffée, ce qui élimine entièrement le rejet endothélial.
DSEK/DMEK (postérieure)Le plus basPlus petit volume de tissu étranger, pas de sutures (DMEK) ou sutures minimales (DSEK), exposition antigénique globalement réduite.

Couche 6 — Récupération

Chronologie de récupération :
pourquoi les patients DSEK voient plus vite que les patients KT

La vitesse de récupération visuelle diffère considérablement selon la technique — conséquence directe de la quantité de tissu greffé et de la façon dont la plaie cicatrise.

ÉtapeKTDALKDSEK/DMEK
Stabilisation initiale de la vision6–12 mois3–6 mois4–8 semaines
Ablation des sutures (le cas échéant)12–18 mois (progressive)8–14 moisAucune (DMEK) / quelques-unes (DSEK)
Reprise de la conduite (si éligible)6–9 mois3–5 mois4–6 semaines
Stabilité réfractive finale12–24 mois8–14 mois3–4 mois

Tous les patients nécessitent un suivi à long terme, souvent à vie, avec contrôles réguliers de la PIO (le glaucome induit par les corticoïdes est une complication reconnue de l'usage prolongé de corticoïdes postopératoires), surveillance de la numération des cellules endothéliales (en particulier après DSEK/DMEK) et vigilance quant aux signes de rejet même des années après une chirurgie apparemment réussie. Les résultats sont constamment moins bons chez les patients atteints de cécité cornéenne bilatérale que dans les cas unilatéraux, et un statut socio-économique plus bas a été associé indépendamment à un risque relatif plus élevé d'échec de greffe dans les études de cohortes indiennes — reflétant probablement un moindre accès aux soins de suivi soutenus dont dépend la survie à long terme du greffon.


Couche 7 — Banque d'yeux

Du donneur au receveur :
comment fonctionne réellement une banque d'yeux

Une banque d'yeux est l'intermédiaire réglementé entre donneur et receveur — responsable du prélèvement, de l'évaluation, de la conservation et de l'attribution du tissu cornéen de donneur.

  • Prélèvement — un technicien formé prélève le bouton cornéo-scléral (cornée plus une collerette de sclère) ou, moins fréquemment aujourd'hui, le globe entier, dans les heures suivant le décès. La pratique moderne privilégie l'excision cornéo-sclérale in situ à l'énucléation du globe entier, car elle est plus rapide et moins défigurante.
  • Dépistage — les antécédents médicaux et sociaux du donneur sont examinés pour le risque de maladie transmissible (VIH, hépatite B/C, rage, sepsis, certains cancers, cause de décès inconnue). Des tests sérologiques sont réalisés lorsque nécessaire.
  • Évaluation — le tissu est examiné à la lampe à fente et au microscope spéculaire pour évaluer la densité des cellules endothéliales et la qualité globale du tissu, en le classant pour un usage optique (restauration de la vision) ou thérapeutique/tectonique (structurel, non optique).
  • Conservation — le stockage à court terme utilise le milieu McCarey-Kaufman (MK) (viable 3 à 4 jours) ou le milieu Cornisol/Optisol-GS (viable 10 à 14 jours), réfrigéré à 2–8 °C. La conservation dans le glycérol prolonge la viabilité pour un usage tectonique à des semaines ou des mois, mais uniquement pour une qualité non optique, car elle ne préserve pas la viabilité des cellules endothéliales.
  • Distribution — de nombreuses banques d'yeux indiennes fonctionnent désormais au sein de systèmes en réseau avec distribution centrale, permettant à un tissu prélevé dans une ville de parvenir à un receveur inscrit n'importe où dans le réseau — améliorant l'utilisation nationale globale même lorsque le prélèvement régional est inégal.

Les techniques modernes de division lamellaire signifient qu'une cornée de donneur peut, dans les cas appropriés, être divisée pour fournir le tissu antérieur à un receveur de DALK et le tissu postérieur à un receveur de DSEK/DMEK — doublant en pratique le nombre de personnes à qui un seul don peut aider à retrouver la vue.


Comment s'engager :
le don qui vous survit

  • Qui peut donner — presque tout le monde, quels que soient l'âge, le groupe sanguin ou la vue antérieure (y compris les personnes qui portaient des lunettes, ont eu une chirurgie de la cataracte ou avaient un œil malade — l'œil non atteint peut rester utilisable). L'aptitude finale est évaluée par la banque d'yeux au moment du don, et non préventivement d'après le seul âge ou les antécédents de vision.
  • Qui ne peut pas donner — décès par VIH/SIDA, hépatite virale, rage, septicémie, certaines leucémies/lymphomes et un petit nombre d'autres affections présentant un risque de transmission d'infection par la cornée.
  • Le délai — la famille ou les proches doivent contacter la banque d'yeux la plus proche dans les 6 heures environ suivant le décès. La plupart des banques d'yeux urbaines disposent de lignes d'assistance de prélèvement 24 h/24 et 7 j/7.
  • Ce qui se passe — un technicien formé arrive, réalise le prélèvement (généralement 15 à 20 minutes), et le corps est remis pour les rites funéraires sans retard ni défiguration visible du visage — les paupières restent fermées et l'intervention est réalisée dans le respect des souhaits de la famille.
  • S'engager à l'avance — enregistrer un engagement auprès d'une banque d'yeux reconnue à l'avance est simple (souvent possible en ligne) et manifeste une intention — mais le consentement de la famille au moment du décès reste juridiquement et pratiquement nécessaire en Inde ; informer ses proches du souhait de donner est donc l'étape la plus importante qu'un donneur potentiel puisse accomplir.
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L'action de sensibilisation la plus efficace

Les études sur les banques d'yeux en Inde constatent systématiquement que le principal obstacle au don n'est pas le refus au moment du décès, mais le fait que les familles ignorent les souhaits du défunt ou ne sachent simplement pas qui appeler dans le délai critique. Informer explicitement ses proches — et pas seulement signer une carte d'engagement — est l'action la plus fortement associée à la réalisation effective du don.


Cinq questions à poser
à votre ophtalmologiste

  • 01
    « J'ai un kératocône avancé et mes lentilles de contact ne me donnent plus de vision utilisable. Suis-je candidat à une DALK ou ai-je besoin d'une KT en épaisseur totale ? »
    La plupart des kératocônes, même avancés, se prêtent à la DALK tant que l'endothélium reste sain et qu'il n'y a ni cicatrice centrale ni lésion liée à un hydrops s'étendant à l'arrière de la cornée. La KT est réservée aux cas de cicatrices sur toute l'épaisseur ou lorsque la dissection DALK n'est pas réalisable. Demandez précisément si votre numération des cellules endothéliales a été mesurée — cela détermine l'éligibilité à la DALK.
  • 02
    « Combien de temps serai-je sur liste d'attente pour une cornée de donneur ? »
    Cela varie énormément selon la région et le réseau de banques d'yeux auquel vous êtes inscrit. Les réseaux des grandes villes dotés de solides programmes de prélèvement hospitalier rapportent des délais d'attente inférieurs à une semaine pour de nombreux receveurs ; les régions rurales ou moins bien reliées peuvent connaître des attentes nettement plus longues ou exiger de se déplacer vers un centre mieux relié. Demandez directement à votre chirurgien avec quel réseau de banques d'yeux il travaille et quel est son délai d'attente actuel habituel — c'est une question légitime et raisonnable.
  • 03
    « Ma vision baisse un an après ma greffe et l'œil est irrité. Est-ce un rejet ? »
    Toute nouvelle rougeur, sensibilité à la lumière, variation de la vision ou douleur après une greffe de cornée — retenue par le moyen mnémotechnique RSVP — doit conduire à un examen ophtalmologique urgent le jour même ou le lendemain, même des années après la chirurgie. Un rejet précoce est souvent réversible par un traitement corticoïde topique intensif et rapide ; une consultation tardive réduit nettement la chance de l'inverser, en particulier pour le rejet endothélial où la perte cellulaire est permanente.
  • 04
    « Devrai-je prendre un traitement immunosuppresseur à vie après ma greffe ? »
    Contrairement aux greffes d'organes solides (rein, foie), la plupart des greffes de cornée ne nécessitent pas d'immunosuppression systémique — le statut de privilège immunitaire de la cornée (absence de vaisseaux sanguins, drainage lymphatique limité) signifie que des collyres corticoïdes topiques, réduits progressivement sur plusieurs mois, suffisent généralement. L'immunosuppression systémique est réservée aux cas à haut risque : regreffes, lits cornéens vascularisés ou épisodes de rejet récidivants. Demandez à votre chirurgien de préciser quelle catégorie de risque s'applique à votre cas.
  • 05
    « Je veux m'engager pour le don de mes yeux. Que dois-je faire concrètement, au-delà de signer un formulaire ? »
    Signer un formulaire d'engagement auprès d'une banque d'yeux reconnue est un bon premier pas, mais l'action la plus importante est de dire explicitement à votre famille proche que vous souhaitez donner, et de vous assurer qu'elle sait quelle banque d'yeux appeler et qu'elle a le numéro de contact à portée de main. Au moment du décès, c'est le consentement de la famille — et non la seule carte d'engagement — qui détermine si le don a lieu dans le système indien actuel, et le délai de 6 heures signifie qu'il n'y a pas de temps pour chercher des informations après coup.

Agaaz Ophthalmics :
soutien chirurgical aux programmes de greffe de cornée

Agaaz Ophthalmics fabrique des produits chirurgicaux ophtalmiques utilisés dans les interventions de kératoplastie et l'ensemble du parcours chirurgical cornéen — du traitement initial de l'infection à la chirurgie de greffe.

OP-BLADE↗ Voir
Lames chirurgicales ophtalmiques de précision pour les incisions cornéennes en KT, DALK et DSEK/DMEK — tranchant constant pour des plans de dissection propres et reproductibles.
PURE-HYAL↗ Voir
OVD à base de hyaluronate de sodium — maintient la stabilité de la chambre antérieure et protège les structures intraoculaires pendant la chirurgie de greffe de cornée et le positionnement du tissu de donneur.
MOXGUARD↗ Voir
Moxifloxacine intracamérulaire/topique — prophylaxie antibiotique périopératoire contre l'infection post-greffe, avec réduction du risque d'endophtalmie dans la fenêtre postopératoire immédiate.

Les distributeurs, hôpitaux et centres de chirurgie de la cornée sont invités à contacter Agaaz. info@agaaz.life · WhatsApp +91 63519 51192

Questions fréquentes

Une greffe de cornée (kératoplastie) remplace une cornée malade, cicatricielle ou endommagée par du tissu sain de donneur. Indications courantes : cicatrices de kératite infectieuse guérie (première cause en Inde du Nord), kératocône avancé, dystrophie endothéliale de Fuchs, kératopathie bulleuse après complications de la chirurgie de la cataracte, traumatisme et dystrophies cornéennes. La chirurgie peut être en épaisseur totale (KT) ou partielle (DALK pour les couches antérieures, DSEK/DMEK pour la couche endothéliale postérieure).

L'Inde a besoin selon les estimations de 100 000 greffes de cornée par an, ce qui exige environ 200 000 cornées de donneur avec un taux d'utilisation de 50 % — mais l'offre actuelle est environ quatre fois inférieure. Le meilleur prélèvement de donneurs de l'Inde a été de 71 700 yeux en 2017-18. L'utilisation des dons volontaires est de 22-28 % ; le prélèvement en milieu hospitalier atteint près de 50 %. Les réseaux de banques d'yeux urbaines bien gérés rapportent des délais d'attente inférieurs à une semaine pour de nombreux receveurs lorsque du tissu est disponible, mais la capacité nationale et l'accès en zone rurale restent des lacunes importantes.

La KT remplace la cornée sur toute son épaisseur — utilisée pour les cicatrices sur toute l'épaisseur ou le kératocône avancé. La DALK ne remplace que les couches antérieures, préservant l'endothélium du patient — risque de rejet moindre, utilisée pour le kératocône et les cicatrices antérieures. La DSEK/DMEK ne remplace que la couche endothéliale postérieure — utilisée pour la dystrophie de Fuchs et la kératopathie bulleuse, avec la récupération la plus rapide et le taux de rejet le plus bas des trois techniques.

Engagez-vous à l'avance auprès d'une banque d'yeux reconnue et, surtout, informez votre famille — son consentement est requis au moment du don. Après le décès, la famille doit contacter la banque d'yeux la plus proche dans les 6 heures ; le prélèvement dure 15-20 minutes, ne défigure pas le visage et ne retarde pas les obsèques. La plupart des personnes peuvent donner quels que soient l'âge ou les affections oculaires antérieures ; le VIH, l'hépatite, la rage, la septicémie et certains cancers sont des motifs d'exclusion. Une cornée de donneur peut rendre la vue à jusqu'à deux receveurs par division lamellaire.

Utilisez le moyen mnémotechnique RSVP : Rougeur, Sensibilité à la lumière, Variation de la vision, Douleur. L'un quelconque de ces signes après une greffe de cornée — même des années plus tard — justifie un examen ophtalmologique urgent. Un rejet précoce pris rapidement est souvent réversible avec des corticoïdes topiques intensifs ; le rejet endothélial (le type le plus grave) provoque une perte cellulaire permanente s'il n'est pas traité rapidement, car les cellules endothéliales ne se régénèrent pas.

La vitesse de récupération dépend fortement de la technique. KT : la vision se stabilise en 6-12 mois, les sutures sont retirées progressivement sur 12-18 mois, stabilité réfractive complète à 12-24 mois. DALK : plus rapide, 3-6 mois jusqu'à la stabilisation. DSEK/DMEK : la plus rapide, avec récupération visuelle en 4-8 semaines et stabilité réfractive à 3-4 mois, car seule une fine couche postérieure avec peu ou pas de sutures est greffée.

Généralement non. La cornée est immunologiquement privilégiée (pas de vaisseaux sanguins, drainage lymphatique limité) ; la plupart des patients n'ont donc besoin que de collyres corticoïdes topiques, réduits progressivement sur plusieurs mois, plutôt que de l'immunosuppression systémique requise pour les greffes d'organes comme le rein ou le foie. L'immunosuppression systémique est réservée aux cas à haut risque : regreffes, lits cornéens vascularisés ou épisodes de rejet récidivants.

La kératite infectieuse cicatrisée — la cicatrice laissée après la guérison d'un ulcère cornéen — est la première indication de kératoplastie en Inde du Nord, contrairement aux pays développés où la dystrophie de Fuchs et le kératocône prédominent. C'est important car il s'agit d'une cause en grande partie évitable : le diagnostic et le traitement rapides des ulcères cornéens et des infections de la surface oculaire réduisent la charge de greffes à terme. Consultez notre guide sur l'ulcère de cornée pour la prévention et le traitement précoce.

Oui. Les taux de survie du greffon déclinent progressivement au fil des ans — les données des centres tertiaires indiens montrent une survie d'environ 79,6 % à un an, déclinant au cours des années suivantes. Un échec tardif peut résulter d'épisodes de rejet tardifs, d'une perte progressive de cellules endothéliales (sans capacité de régénération) ou d'affections oculaires non liées comme le glaucome. C'est pourquoi un suivi à vie — comprenant des numérations périodiques des cellules endothéliales et la vigilance quant aux symptômes RSVP — est recommandé même des décennies après la chirurgie, et pas seulement la première année postopératoire.

Pas nécessairement. Avec les techniques modernes de division lamellaire, une seule cornée de donneur peut parfois être divisée pour fournir du tissu lamellaire antérieur à un receveur de DALK et du tissu endothélial postérieur à un autre receveur de DSEK/DMEK — ce qui signifie qu'un don peut rendre la vue à jusqu'à deux personnes. Cela améliore sensiblement l'utilisation effective de l'offre limitée de cornées de donneur en Inde, ce qui explique en partie que les banques d'yeux aient de plus en plus adopté ces techniques lamellaires et formé des chirurgiens, plutôt que de recourir par défaut à la KT en épaisseur totale dans tous les cas.

Recherche & citations

Deswal J, et al. "Demographical and clinical profile of optical penetrating keratoplasty patients at a tertiary care eye institute in north India." Indian J Clin Exp Ophthalmol. 2026;12(2):277–282. doi:10.18231/j.ijceo.2026.052. [2026 study from Rohtak, North India — healed infectious keratitis as leading PK indication; waiting period data; demographic profile of transplant recipients]
[Eye banking review authors]. "Evolution of eye banking in India – A review." PMC. doi:10.4103/ijo.IJO_1875_22. [71,700 donor eyes 2017-18 figure; 22-28% voluntary vs 50% hospital-retrieval utilisation rates; history of lamellar technique adoption in India]
[Data gap study authors]. "Data gap: Transplantable corneal blindness, current transplantation, and eye banking in India." PMC. doi:10.4103/ijo.IJO_1834_23. [100,000 transplants/year, 200,000 donor corneas needed at 50% utilisation — the foundational planning estimate cited throughout this article; explicit acknowledgement of national data gap]
[Survey authors]. "Impact of nationwide COVID-19 lockdown on keratoplasty and eye banking in India: A survey of cornea surgeons and eye banks." PMC. doi:10.4103/ijo.IJO_3289_20. [60% eye bankers / 64.5% surgeons reporting under 1-week waiting time pre-COVID; the "almost sufficient" 2012 global survey classification cited in this article]
[Auteurs de la revue sur le don d'yeux]. "Eye donation and eye banking in India." Natl Med J India. [Statut socio-économique plus bas et âge <10 ans associés à un risque plus élevé d'échec de greffe ; disparités de résultats entre cécité cornéenne bilatérale et unilatérale ; lacune d'accès en zone rurale/mal desservie]
Parekh M, Nathawat R, Parihar JKS, Jhanji V, Sharma N. "Impact of COVID-19 restrictions on corneal tissue donation and utilization rate – time to bring reforms?" Indian J Ophthalmol. 2021;69(12):3782–3784. doi:10.4103/ijo.IJO_2714_21. [Editorial context on India's structural eye-banking reform needs; donation/utilisation rate analysis]

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